Sénégal : décès d’Ousmane Tanor Dieng, secrétaire général du PS

Ousmane Tanor Dieng, en 2011 à Dakar, lorsqu’il fut pour la dernière fois candidat à une élection présidentielle. © Jeune Afrique

Le secrétaire général du Parti socialiste sénégalais est décédé ce lundi matin à Bordeaux, en France. Ousmane Tanor Dieng, 72 ans, qui fut l’un des principaux opposants à Abdoulaye Wade, avait été plusieurs fois candidat à l’élection présidentielle, avant de rallier Macky Sall, en 2012, ouvrant la voie à une crise profonde au sein de son parti.

Le secrétaire général du Parti socialiste (PS) et président du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) est décédé en France. L’information, annoncée ce lundi matin par iRadio, a été confirmée à Jeune Afrique par plusieurs sources concordantes dans l’entourage d’Ousmane Tanor Dieng.

Celui qui défendait la « République des valeurs » – son slogan lors de sa dernière candidature à une élection présidentielle, en 2012 – avait été choisi par le président Abdou Diouf pour lui succéder à la tête du PS en 1996. Il n’avait, depuis, plus lâché la barre du navire socialiste, malgré les vents parfois contraires.

Ralliement et polémiques

Opposant de toujours à Abdoulaye Wade, Ousmane Tanor Dieng n’était jamais parvenu à reconquérir la présidence, perdue par le PS avec le départ d’Abdou Diouf, en 2000. En 2007, candidat à la magistrature suprême, il n’avait obtenu que 14 % des suffrages.

Dans un entretien accordé à Jeune Afriqueil assurait que la présidentielle de 2012 serait « son dernier combat ». Recalé dès le premier tour, il appellera alors ses partisans à reporter leurs suffrages sur Macky Sall.

Un ralliement qu’il n’a, depuis, jamais remis en question, malgré l’opposition d’une partie des cadres de son parti, provoquant une rupture au sein du PS entre les partisans de l’émancipation et les défenseurs de la coalition. Après avoir rejoint la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY), Ousmane Tanor Dieng sera finalement reconduit à la tête de son parti en 2014, face à Aïssata Tall Sall qui, depuis, a elle aussi rejoint la majorité présidentielle. Le socialiste avait ensuite été nommé en 2016 à la tête du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT).

En 2019, pour la première fois depuis l’avènement du multipartisme, le PS ne présentait pas de candidature à une élection présidentielle.

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